La mort d'un Imem!
Qu'Allâh lui fasse Miséricorde, Amîn!
[mort arrive sans préavi]
Ibn Qayyim al-Djawziyyah (Rahimahoullah) a dit :
il y a dix choses qui sont perdues et inutiles :
1) Un savoir ['ilm] qui n'est pas mis en application [à travers les oeuvres].
2) Une oeuvre sans sincérité et sans exemple à suivre.
3) Un argent [biens] que l'on ne dépense pas [en aumône], c'est-à-dire, il n'est utilisé ni pour faire jouir son amasseur dans ce bas-monde [al-dounya], ni pour l'offrir en vue d'une récompense dans l'au-delà [al-âkhira].
4) Un coeur dépourvu d'amour pour Allâh, du désir ardent de Le rencontrer et d'établir la familiarité avec Lui.
5) Un corps qui ne sert pas à obéir à Allâh et à Le servir.
6) Un amour qui ne s'engage plus à satisfaire au Bien-Aimée et à obéir à Ses ordres.
7) Un temps libre qui n'est pas utilisé pour profiter d'un bien [argent] sur le point d'être gaspillé ou pour gagner une bonne action.
8) Une pensée qui se pose sur des choses inutiles.
9) Un service rendu à celui qui, en échange d'être servi, ne t'approche pas d'Allâh et ne t'aide pas à améliorer ta vie présente.
10) Ta crainte et ton espoir dépendant de celui dont le pouvoir est dans la Main d'Allâh, qui le prend sous Sa Puissance et qui, par conséquent, n'a pour soi-même, ni malfaisance ni bénéfice, ni il se donne la mort, ni il se fait vivre, ni il se fait ressusciter.
Par ailleurs, les plus graves d'entre ces pertes qui sont à l'origine de toutes les autres pertes, c'est la perte du COEUR [al-qalb] et celle du temp.
La perte du coeur provient de la préférence de ce bas-monde à l'au-delà, et la perte du temps provient du prolongement de l'espoir.
Alors, toute la corruption consiste dans l'attachement aux passions et au prolongement de l'espoir, tandis que tout ce qui est conforme, consiste dans le fait de suivre le droit chemin [itibâ' al-huda], et le fait de se préparer au dernier rendez-vous [avec Allâh].
Et c'est à Allâh Seul que l'on implore le secours.
On s'étonne de celui qui, une fois devenu besogneux, suit son désir et ses préoccupations, au lieu de demander à Allâh de lui satisfaire ses besoins, de sauver son coeur de la mort, de l'ignorance et de la répugnance, et de le guérir [de la maladie] des plaisirs sensuels et des doutes.
Mais toutefois, si le coeur meurt, il cessera de comprendre son péché [dans la désobéissance].
Kitâb al-Fawâ-id d'Ibn Qayyim,
Assalam alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh
Bismillah Er Rahmane Er Rahime
Le prophète Muhammad (saw) a dit : « Le silence est une sagesse mais rare sont ceux qui le pratiquent » « la foi d'un serviteur n'acquière la droiture que si son coeur est droit et le coeur ne peut acquérir la droiture que si sa langue est droite » (rapporté par Ibn abi ad-Dunia) [i] « Celui qui croit en Dieu et au jour du jugement dernier, qu'il dise du bien ou qu'il garde le silence » (d'apres Abu Horayrah) « Un des signes de perfection de la foi chez l'individu c'est l'abandon de ce qui ne le regarde pas » « le croyant n'est pas injurieux, ni maudisseur, ni grossier, ni indécent » [i] « Dieu n'aime pas la grossièreté ni les grossiers, crieurs dans les marchés » « celui qui craint son Seigneur, sa langue se fige, et n'assouvit jamais sa colere (en vengence) »
Aujourd'hui, j'ai planté 37 clous. Et toi ?
Un père remet à son fils un sac de clous et lui dit de planter un clou dans la commode en noyer à chaque fois qu'il perdra patience. Le fils plante exactement 37 clous le premier jour.
Les semaines passant, l'enfant apprend à garder son self-control, et commence à utiliser de moins en moins de clous. Rapidement l'enfant ne tarde pas à comprendre qu'il est plus facile de garder son calme et sa patience que de planter un clou dans la commode en noyer. Il informait son père à chaque fois qu'il n'utilisait aucun clou.
Cette fois, son père lui demande d'arracher un clou à chaque fois qu?il gardera son calme, et qu'il surmontera son impatience.
Les semaines passent et l'enfant finit pas arracher tous les clous grâce à la maîtrise de la patience et du calme, et va voir son père. Ce dernier prend la main de son fils, le conduit devant la commode et lui dit :
Oui, mon fils !, tu as travaillé dur, et tu as appris à ne plus faire de trous dans la commode en contrôlant tes élans.
Mais regarde les trous dans la commode ! Ils ne guériront jamais, et resteront ainsi pour toujours.
Tes réactions émotives, ton impatience causeront à chaque fois une blessure incurable dans le coeur tendre des autres. Peu importeront alors les excuses, les blessures resteront là. Une attaque par la langue blessera autant qu'une attaque physique.
Nos amis sont une joie pour nous, ils nous font rire, ils nous encouragent au succès, ils nous donnent une oreille attentive, et sont toujours prêts à nous ouvrir leurs coeurs
L'arbre du Berger 
Chaque fois que le vieux berger allait dans les prairies faire paitre ses moutons, il se reposait sous un pommier pres de la colline, et quand c'etait l'autonme, il parlait a l'arbre et disait : "Allez mon brave, donne donc une pomme a ce vieil homme!"
Alors une délicieuse pomme bien mûre tombait de l'arbre. Le vieil homme prenait son couteau orné de nacre et coupait la pomme en morceaux. Il mélangeait ces morceaux dans du yaourt et mangeait avec un appétit aiguisé par le grand air.
Il avait planté l'arbre vingt ans plus tot et l'avait arrosé au debut. Apres avoir pris ses ablutions, il arrosait l'arbre avec l'eau qui restait dans son bidon. Puis le pommier grandit et commenca a donner des fruits. En ces temps-là, le berger etait jeune et il n'avait aucun mal a cueillir les pommes lui-même. Mais les années paasèrent, et tandis que l'arbre grandissait le berger se fesait vieux. Quel que soit le nombre d'années passées, c'etait toujours le même arbre dont le berger s'etait occupé comme d'un bébé. Il disait parfois, tout en caressant l'arbre :" Mon enfant, envoie-moi ma part d'aujourd'hui!"
Et une pomme tombait aussitot, sans qu'il ait a renouveler sa demande.
Cela continua ainsi pendant de longues années, sans intervalle.
Les villageois pouvaient voir tout cela a distance et la rumeur de répandit que le vieil homme etait un saint. C'est pourquoi ils ne laissaient personne d'autre cueillir des fruits de " l'arbre du berger" , et si quelqu'un osait faire cela en cachette, il se fesait dument réprimander.
Un jour, le berger demanda une fois encore une pomme. Bien que les branches fussent pleines de fruits,aucun ne tomba. Le vieil homme réitéra sa demande, encore et encore..mais l'arbre ne répondait pas. Les vieil homme s'eloigna alors de l'arbre, des larmes ruisselant sur son visage et mouillant sa barbe blanche, puis alla chercher du réconfort aupres de ses moutons. C'etait la toute premiere fois que son enfant l'avait rejeté.
Le berger etait desormais totalement recourbé; son corps était devenu trop lourd pour ses faibles jambes. Quand il rassembla son troupeau et se dirigea vers le village, il fut surpris d'entendre l'appel a la priere du soir venir de la mosquée du village. Ce fut comme une renaissance pour lui, quelque chose lui était venu à l'esprit. Sans faire attention a son vieux coeur, il courut vers l'arbre rempli d'une joie ineffable. Il elbrassa l'arbre avec compassion et dit : " Mon cher, tu as rendu ce vieil homme bien triste ; pourquoi ne m'as tu pas dit que c'etait le premier jour de Ramadhan et qu'il fallait que je jeune!".
Bismillah Er Rahmane Er Rahime
"Envole-toi vers le Vrai avec les ailes du Coran et de la sunna; entre chez Lui en mettant ta main dans celle du Prophète (SAWS); fais de celui-ci ton ministre et ton maître; laisse sa main t'embellir, te peigner et te faire entrer chez ton Seigneur "
Cheikh Abdelkader Jilânî rahimahou Allah (Le reveil des Coeurs)
Zawjati "Ma Femme " - Abu Khater
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